24.09.2020

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Revenir en arrière

La formation, l’un des moteurs de la reprise de l’activité économique ?

La crise occasionnée par la Covid-19 a bousculé et perturbé l’activité de nombreuses entreprises. Cela a sans surprise eu des répercussions sur la santé économique du pays. L’heure est aujourd’hui à la reprise, mais l’activité économique fait encore les frais de la crise sanitaire et son avenir est teinté d’incertitude. Parmi les solutions qui permettraient un redémarrage de l’activité du pays, la formation figure en bonne position. Pourquoi est-elle primordiale ? Quelles sont les pistes à explorer en ce qui concerne la formation des collaborateurs ?

 

 

Formation professionnelle en période de crise

 

Le confinement imposé sur l’ensemble du territoire a entraîné le ralentissement de l’activité de nombreuses entreprises. Dans certains cas, le temps n’ayant pas pu être consacré à l’activité professionnelle classique a d’ailleurs été utilisé afin de former les collaborateurs.

 

Développer les compétences des salariés en période de crise constitue en effet une excellente initiative. Cela contribue à :

 

  • augmenter les qualifications des collaborateurs ;
  • diminuer l’écart entre les compétences actuellement à disposition et celles qui seront nécessaires à moyen et/ou long terme ;
  • aider les entreprises cherchant des solutions pour sauvegarder les emplois ;
  • fidéliser les salariés grâce à l’amélioration de leurs perspectives d’évolution en interne ;
  • améliorer la mobilité des salariés ;
  • optimiser les recrutements.

 

Dans les mois à venir, les démarches de formation, sous toutes leurs formes, gagneraient à être poursuivies et concerner le plus grand nombre d’organisations, car celles-ci auront besoin de toute l’expertise de leurs collaborateurs et de celle de leurs partenaires pour rattraper le retard occasionné par la crise.

 

 

La formation professionnelle, une étape incontournable de la reprise

 

En matière de formation, il s’agit pour les entreprises de s’interroger sur les compétences qui seront utiles à court, moyen et long terme.

 

Dans un premier temps, les entreprises peuvent se focaliser sur les difficultés et les manques « urgents » identifiés pendant la crise. C’est le cas par exemple du management à distance ou la gestion de la relation clients à distance. Dans un contexte de confinement et de distanciation sociale, ces compétences sont rapidement devenues des priorités pour de nombreuses entreprises.

 

De façon générale, le renforcement des compétences numériques pour certains collaborateurs, et plus précisément une formation approfondie sur les outils informatiques et digitaux utilisés au sein de l’entreprise, peut également constituer une piste à explorer pour optimiser la productivité dans le contexte actuel. Pour beaucoup de collaborateurs également, persiste aussi en toile de fond la nécessité de se former en matière d’efficacité professionnelle, véritable levier de performance collective et individuelle.

 

Sur le plan des « soft skills » (les compétences comportementales), le développement de certaines compétences clés comme l’adaptabilité et de la flexibilité, mérite également désormais toute l’attention des entreprises et de leurs collaborateurs. Elles ont été fortement mobilisées ces derniers mois, car les entreprises ont dû opérer des changements profonds et rapides en matière d’organisation. Elles continueront à l’être dans les années à venir, notamment en raison de l’évolution toujours plus rapide des innovations technologiques et des changements sociétaux.

 

À lire aussi : Formation : le rôle majeur du référentiel métiers / compétences

 

 

Quels outils pour identifier les compétences à développer ?

 

Pour identifier les compétences nécessaires, et donc les besoins en formation au sein de l’entreprise, il peut être intéressant de réaliser une cartographie de compétences. Celle-ci facilite en effet l’identification des besoins en compétences, en fonction de celles disponibles et celles à acquérir, et peut être utilisée comme socle de réflexion pour la mise en place d’un dispositif de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Cette démarche permet alors de valoriser les compétences stratégiques et de prioriser les besoins en développement.

 

Aujourd’hui, l’heure est à la définition de ces besoins à moyen et long terme pour les entreprises. L’instauration de conditions optimales pour que chaque salarié puisse accéder aisément et rapidement aux formations nécessaires à son évolution et au développement de l’organisation est également nécessaire. Formation en milieu professionnel, en centre de formation, en présentiel ou à distance : il est possible d’envisager plusieurs alternatives.

 

À lire aussi : Les étapes de la GPEC

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