07.10.2020

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L’automatisation des métiers : quel impact dans les années à venir ?

L’évolution constante des nouvelles technologies influe sur l’activité des entreprises et leur manière de réaliser les tâches au quotidien. Au cours des années à venir, l’automatisation de certaines tâches est amenée à se développer à grande échelle. Quelles sont les conséquences d’une telle évolution pour les métiers ? Quelle stratégie adopter pour y faire face en tant qu’entreprise ?

 

 

L’automatisation et la robotisation : des étapes incontournables

 

Les évolutions technologiques n’ont eu de cesse d’influencer la manière de travailler des entreprises mais aussi les métiers. Dans les prochaines années, l’automatisation et la robotisation sont vouées à occuper une place de plus en plus importante au sein des entreprises, notamment grâce à la puissance grandissante de l’intelligence artificielle. Celle-ci permet en effet de réaliser de nombreuses tâches simples et répétitives nécessitant peu voire pas d’intervention humaine.

 

L’automatisation des métiers s’avère incontournable dans tous les secteurs d’activité, à des niveaux différents. Les entreprises qui ont la possibilité d’y recourir ont en effet peu d’intérêt à renoncer à cette solution, qui a l’avantage de :

  • réduire les erreurs ;
  • permettre de réaliser des économies ;
  • libérer du temps aux collaborateurs pour qu’ils se concentrent sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

 

 

À lire aussi : Qu’est-ce que l’automatisation des métiers ?

 

 

Quel avenir pour les métiers ?

 

Les progrès technologiques, et notamment l’automatisation, simplifient l’organisation du travail et contribuent à l’amélioration des performances. Ils vont cependant de pair avec quelques limites. La principale ? Le fait qu’ils entraînent la disparition de certains emplois à court et moyen terme, un phénomène connu sous le nom de « chômage technologique ». D’après une étude Eurostat publiée en 2018, pas moins de 6 millions d’emplois peu qualifiés auront disparu d’ici 2025 du fait de la transformation digitale.

 

Sans aller nécessairement jusqu’à la disparition des emplois, cette évolution est considérée comme l’une des principales tendances qui auront un impact sur le monde du travail de demain. C’est en effet ce que montre les analyses réalisées par nos équipes et publiées dans le livre blanc « Automatisation et Future of work : quel avenir pour les métiers et les compétences ? ». Il en ressort notamment que l’indice moyen d’automatisation des métiers est de 59 % à l’heure actuelle. En pratique, cela signifie que plus de la moitié du travail effectué dans le cadre d’un métier est potentiellement automatisable, compte tenu des technologies actuelles. Cela laisse présager des changements notables au sein des entreprises.

« 6 millions d’emplois peu qualifiés auront disparu d’ici 2025 en raison de la transformation digitale. »

→ Bon à savoir

Les métiers complexes impliquant des interactions humaines sont moins menacés par le risque d’automatisation. Les cadres et employés évoluant dans le domaine des ressources humaines sont par exemple davantage « à l’abri ». À l’inverse, les métiers nécessitant le recours à des machines et comportant des tâches administratives ou répétitives sont davantage exposés.

 

 

Comment réagir face à l’automatisation imminente de certains métiers ?

 

L’avenir des entreprises se joue dès à présent. Plutôt que de se cantonner à décrier l’impact de l’automatisation sur certains métiers, il est préférable d’anticiper et de réfléchir dès aujourd’hui à la manière de faire évoluer les métiers au sein de l’entreprise.

 

L’une des premières étapes de ce travail consiste à faire le point sur les métiers et compétences disponibles en interne. Il faut ensuite déterminer les compétences susceptibles d’être automatisées à court et moyen terme. Pour obtenir des données précises, la mise en œuvre d’une gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) s’appuyant sur une cartographie des métiers et compétences fiable et dynamique s’avère déterminante.

 

Dans un second temps, il convient de mettre en place les actions de formation nécessaires pour faire face à l’évolution des compétences, en priorisant les salariés les plus exposés au risque d’automatisation. Pour ces derniers, l’acquisition de nouvelles compétences techniques et de soft skills est essentielle. On note cependant que parmi les 25 millions d’actions de formation professionnelle dispensées en France annuellement, la majorité sont obligatoires (sécurité, hygiène, environnement) et concernent les travailleurs peu ou pas qualifiés, les plus exposés au risque d’automatisation. L’acquisition de nouvelles compétences est ainsi souvent reléguée au second plan. Il est donc urgent d’engager un élargissement de l’offre de formation pour sécuriser leur employabilité.

 

Enfin, il est nécessaire d’inclure des temps de formation dans les plannings d’activité des entreprises. Car sans formation continue, celles-ci prennent le risque d’être rapidement dépassées.

 

À lire aussi : [Infographie] Intelligence artificielle et GPEC : un duo gagnant ?

 

→ Bon à savoir

La disparition imminente de certains métiers est à mettre en parallèle avec la durée de vie moyenne des compétences. Cette dernière est actuellement de 5 ans. De fait, pour rester performantes et compétitives, les entreprises n’ont d’autre choix que de miser sur la formation continue de leurs collaborateurs.

« Automatisation et Future of work : quel avenir pour les métiers et les compétences ? »

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Crédits illustration : https://www.istockphoto.com/fr/portfolio/onblast