01.03.2021

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Les bonnes pratiques liées au reclassement professionnel en entreprise

Le reclassement professionnel est une obligation pour l’employeur. Quelles sont les situations qui impliquent un reclassement professionnel pour les collaborateurs ? Quelles sont les clés pour réussir cette étape délicate ? Focus sur le reclassement professionnel en entreprise.

 

 

Qu’est-ce que le reclassement ?

 

Le reclassement professionnel est obligatoire pour les employeurs. Il correspond à l’ensemble des actions menées par ces derniers visant à transférer un collaborateur vers un emploi différent de celui qu’il occupe ou un autre lieu de travail. Le reclassement intervient lorsque l’état de santé (physique ou mental) d’un collaborateur ne lui permet plus de remplir les fonctions correspondant à son poste, ou que la situation de l’entreprise le nécessite.

 

 

→ Causes externes ou internes liées à l’entreprise

 

Un certain nombre de raisons peuvent conduire les entreprises à procéder au reclassement professionnel de leurs collaborateurs. Il peut s’agir de reclassements en raison de difficultés financières engendrant la fermeture de postes pour des raisons économiques par exemple, ou encore en conséquence de la forte évolution, voire la disparition, de certains métiers.

 

En effet, la révolution numérique a un impact direct sur certaines professions. Le métier de caissier, par exemple, s’avère particulièrement touché. En effet, les hôtes et hôtesses de caisse cèdent peu à peu leur place au profit de caisses automatiques. Dans ces circonstances, le reclassement professionnel peut permettre aux collaborateurs de retrouver un poste au sein de l’entreprise. Leurs employeurs peuvent alors s’appuyer sur certaines compétences dont ils disposent déjà, comme l’accueil de la clientèle par exemple, pour leur proposer des postes tels qu’hôtes ou hôtesses d’accueil.

 

À lire aussi : Comment faire face à l’obsolescence des compétences ?

« Le nombre de caissiers et d’employés libre-service a diminué de 15 % en 15 ans en France. »

Source : Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares)

 

 

Reclassement professionnel pour inaptitude médicale

 

Le reclassement peut également résulter d’une inaptitude liée à l’état de santé (physique ou mentale) du collaborateur. Un avis d’inaptitude médicale est alors prononcé par le médecin du travail s’il constate que l’état de santé du salarié ne lui permet plus d’occuper son poste. Et ce, même avec des mesures d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail.

 

Quelle que soit la raison – la situation de l’entreprise ou l’inaptitude médicale du salarié – l’effort de reclassement est obligatoire pour l’employeur. La loi lui impose de mettre en œuvre toutes les mesures possibles pour proposer à chaque salarié concerné un nouvel emploi et éviter le licenciement.

 

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Reclassement professionnel : 3 conseils clés

 

L’effort de reclassement impose aux employeurs de repositionner les salariés sur un emploi approprié. Les propositions de reclassement doivent tenir compte des compétences métier et/ou individuelles dont disposent déjà les employés, ou prévoir des formations pour pallier leur éventuel manque de compétences sur le nouveau poste. Mais comment faire pour réussir cette transition dans les meilleures conditions ?

 

 

Utiliser la cartographie des compétences

 

Pour être en mesure de proposer à chaque collaborateur un nouveau poste en adéquation avec ses compétences et ses besoins, la cartographie des compétences est un outil particulièrement adapté. En effet, celle-ci offre une véritable photographie à un instant T de l’ensemble des compétences maîtrisées par les collaborateurs, tout en permettant d’identifier facilement les compétences manquantes ou à développer pour répondre aux besoins de certains métiers de l’entreprise.

 

Elle permet par ailleurs de comparer aisément les postes précédemment occupés par les collaborateurs avec les postes disponibles au sein de l’organisation. De cette façon, elle offre l’opportunité à l’employeur de proposer aux salariés des options de repositionnement pertinentes et compatibles avec leurs compétences. La cartographie de compétences constitue donc un outil précieux sur lequel l’employeur peut s’appuyer pour proposer des postes de reclassement adaptés aux collaborateurs.

 

 

Miser sur les compétences transverses

 

Les compétences transverses recouvrent des qualités interpersonnelles, des compétences relationnelles et des attributs personnels. L’autonomie, l’aisance communicationnelle, le sens tactique ou le leadership par exemple sont des compétences transverses. Aussi appelées soft skills, ces compétences ne sont pas liées à un métier ou à un emploi en particulier et sont transférables d’un poste à l’autre. La détention de compétences transverses peut donc constituer un véritable atout pour les collaborateurs dans le cadre d’un reclassement professionnel. Elles peuvent permettre de créer des passerelles entre des métiers a priori très différents, et de façon plus générale, faciliter la prise de fonction des salariés sur leur nouveau poste.

 

Valoriser la formation pour permettre l’adaptation du salarié à son nouveau poste

 

Dans le cadre d’un reclassement professionnel, l’employeur a l’obligation de proposer au salarié concerné, si elle existe, toute formation de courte durée lui permettant de s’adapter rapidement à son nouveau poste. Toutefois, cette obligation se limite aux formations complémentaires.

 

Les formations longues, ayant pour objectif l’acquisition de nouvelles compétences, ne sont quant à elles pas obligatoires. Elles sont en revanche fortement recommandées pour augmenter les chances de succès de la démarche de reclassement. C’est dans cette optique d’ailleurs que, dans le cas d’un reclassement professionnel dû à l’inaptitude d’un salarié à reprendre son poste, le médecin du travail peut formuler des recommandations quant au besoin du collaborateur de bénéficier d’une formation pour le préparer à occuper un poste adapté.

 

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