23.09.2020

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Quelles sont les compétences qui se prêtent le plus au télétravail ?

La pandémie causée par le coronavirus a bousculé l’organisation des entreprises sur l’ensemble du territoire. Dans l’urgence, ces dernières ont dû faire évoluer leur mode de fonctionnement interne et instaurer, dans de nombreux cas, le travail à distance.

Contrairement à certaines idées reçues, un grand nombre de compétences sont compatibles avec le travail à distance. Quelles sont-elles ? Et quelles sont au contraire les compétences les moins adaptées au télétravail ? Tout ce qu’il faut savoir pour mieux appréhender et gérer le travail à distance au sein des organisations.

 

 

La mobilisation des compétences en télétravail : une piste encore peu explorée

 

Notre récente étude, « Télétravail : un potentiel inexploité ? », présente les résultats de l’analyse de 10 300 compétences techniques nécessaires à l’exercice des près de 3 000 métiers de notre base de données et leur compatibilité avec le télétravail.

 

Un des constats principaux de cette étude est que, sur l’intégralité des compétences existantes, près de la moitié (49,5%) pourraient être effectuées au moins en partie à distance. Ce chiffre non négligeable met en lumière un véritable potentiel à explorer pour les entreprises.

 

Dans le contexte actuel et les années à venir, elles ont tout intérêt à s’intéresser au travail à distance lorsque cela est possible. En effet, au-delà d’améliorer le confort des collaborateurs au quotidien (disparition du trajet domicile travail, meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle), le télétravail contribue à améliorer la productivité. Selon une étude commandée par la Direction générale des entreprises (DGE), le gain de productivité se chiffre entre 5 et 30 % selon les organisations. Des données intéressantes, susceptibles de faire évoluer la perception des entreprises encore réticentes face au travail à distance.

 

→ Bon à savoir

Aujourd’hui, environ 62 % des employés (soit environ 15,9 millions de personnes) pourraient exercer au moins une partie de leurs missions en télétravail. Cette moyenne s’avère bien plus élevée que celle présentée par le ministère du Travail, qui s’élève à 30 %.

 

 

Compétences, métiers et niveau de faisabilité du télétravail

 

Dans le cadre de cette étude, nous avons établi un indice de télétravail qui nous a permis de classer les compétences et les métiers en trois catégories distinctes :

 

  • « Télétravail complet » : le télétravail est possible dans presque tous les cas
  • « Télétravail partiel » : le télétravail est possible dans certains cas
  • « Télétravail quasiment impossible »

 

Les métiers et compétences compatibles avec un télétravail complet

 

Les compétences totalement mobilisables en télétravail sont de natures diverses. En voici trois exemples associés à des métiers dans lesquels elles peuvent être utilisées :

→ Bon à savoir

Dans bien des cas, les compétences totalement compatibles avec le télétravail nécessitent simplement le recours à un ordinateur, un téléphone, et éventuellement des logiciels.

 

Les métiers dit « séniors » sont considérés comme les métiers les plus adaptés au télétravail. Ils concernent entre autres les directeurs, responsables, ingénieurs et coordinateurs. Ce fort degré d’adaptabilité au travail à distance peut notamment être expliqué par la prépondérance des tâches administratives qu’ils doivent effectuer au quotidien. Ces dernières sont généralement réalisables à distance.

 

 

Les métiers et compétences partiellement compatibles avec le télétravail

 

Dans ce cas-ci, les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier sont en partie mobilisables hors du site d’exercice principal. En voici trois exemples, associés à des métiers :

Les métiers et compétences quasiment incompatibles avec le travail à distance

 

Les compétences quasiment incompatibles avec le travail à distance peuvent être regroupées en deux grandes catégories :

 

  • Les compétences qui nécessitent l’utilisation de machines, d’instruments et/ou d’outils particuliers. C’est le cas notamment de l’assemblage et la fabrication de produits. Un boulanger a par exemple besoin d’être sur place pour fabriquer sa pâte à pain et cuire sa production.

 

  • Les compétences dont l’utilisation est conditionnée par le lieu. Cela concerne par exemple les manutentionnaires, qui doivent se trouver sur place pour déplacer et soulever des marchandises, ou encore les agents d’entretien qui ne peuvent pas nettoyer et désinfecter un lieu à distance.

 

À lire aussi : Quels sont les différents types de compétences ?

Pour en savoir plus sur le télétravail et l’index de télétravail :

Découvrez l’étude complète : « Télétravail : un potentiel inexploité ? »

Crédits illustration : https://www.istockphoto.com/fr/portfolio/marinasolva