06.10.2020

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Qu’est-ce que l’automatisation des métiers ?

Applications, logiciels, robots : de plus en plus, les entreprises sont amenées à confier certaines tâches quotidiennes à des intelligences artificielles. Si cette automatisation des processus ne date pas d’aujourd’hui, son essor est exponentiel et plus que jamais d’actualité. Fonctionnement, professions concernées, avantages et limites : focus sur l’automatisation des métiers.

 

 

En quoi consiste l’automatisation des métiers ?

 

L’automatisation des métiers consiste à substituer des tâches simples et répétitives habituellement réalisées par l’Homme grâce à la technologie. S’il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau, celui-ci connaît aujourd’hui un développement sans précédent, au point de représenter un véritable bouleversement pour le monde du travail. L’automatisation s’invite dans toutes les strates de l’entreprise, et ses visages sont nombreux.

 

L’automatisation des tâches relatives à un métier peut ainsi prendre la forme d’une réponse automatique à un courriel, ou encore d’une chaîne de fabrication de produits entièrement robotisée. Pour rester compétitives, les entreprises – tous domaines confondus – se tournent vers l’automatisation des processus pour accompagner, voire parfois remplacer, le personnel. Mais dans quelles mesures ?

 

Les compétences les plus fréquemment automatisées impliquent une grande répétabilité. À l’inverse, les actions reposant sur les interactions humaines sont moins impactées par l’automatisation. Plus l’aspect humain est complexe, moins le recours à l’automatisation est possible. C’est le cas, par exemple, du conseil, du recrutement, ou de l’enseignement.

 

 

Quels sont les métiers les plus concernés par l’automatisation ?

 

En nous appuyant sur un ensemble complet de données sur les métiers et sur l’automatisation des tâches, nous sommes parvenus à générer un indice. Compris entre 0 et 100 %, il représente le risque d’automatisation d’un métier ou d’une compétence compte tenu de l’état actuel des technologies.

 

Notre étude montre qu’aujourd’hui, l’indice moyen d’automatisation des compétences est de 61 %. Les résultats sont similaires en ce qui concerne les métiers, avec un indice de 59 %. Ce sont également les métiers avec un fort taux de répétabilité qui sont les plus enclins à être automatisés. C’est notamment le cas de certains emplois dans l’administration, ou dans la fabrication et la production.

 

De leur côté, les métiers impliquant les ressources humaines, le management ou les fonctions juridiques sont les moins concernés par l’automatisation. En cause, la quantité et la complexité des interactions humaines qu’ils nécessitent, ne pouvant être reléguées aux technologies.

 

À lire aussi : L’automatisation des métiers : quel impact dans les années à venir ?

 

 

Automatisation des métiers : quels avantages ?

 

Le principal avantage de l’automatisation des tâches est la réduction des coûts. Dans une optique de rentabilité, les technologies peuvent permettre de suppléer des opérations simples et répétitives réalisées habituellement par les collaborateurs. Un moyen de réduire les erreurs humaines et, dans certains cas, les coûts de personnel.

 

L’automatisation permet également aux entreprises de libérer leurs collaborateurs de certaines tâches quotidiennes répétitives à faible valeur ajoutée. Ils peuvent ainsi se concentrer sur des projets plus importants et gagner en productivité.

 

Au-delà de la productivité, l’automatisation des processus permet de booster les performances des entreprises. En effet, le recours à l’automatisation permet de gagner en fiabilité, en efficacité et en compétitivité pour répondre aux exigences de plus en plus fortes qui leur sont imposées (clients, normes, etc.).

 

Enfin, l’automatisation des métiers peut également simplifier l’organisation interne. Gestion administrative et de données, embauches, intégration : certains processus peuvent permettre de gagner en fluidité et en rapidité. Là encore, les gains de temps possibles sur ces tâches impactent directement la rentabilité de l’entreprise.

 

 

Quelles sont les limites de l’automatisation des métiers ?

 

Malgré les avantages, l’automatisation des métiers et des compétences présente des risques, comme la suppression de certains emplois. Selon Forrester Research – entreprise étudiant l’impact des technologies dans le monde des affaires – l’automatisation menace 9 % de la main d’œuvre à travers le monde, soit environ 230 millions de salariés. Une étude de l’université britannique d’Oxford révèle par ailleurs qu’un emploi sur deux serait menacé par l’automatisation dans le courant de la décennie 2030.

 

Pour limiter les effets néfastes de l’automatisation sur l’emploi, il est désormais important de réfléchir davantage en termes de compétences que de métiers. Dans cette optique, les nouveaux programmes d’acquisition de compétences peuvent permettre aux salariés d’accéder à un niveau de compétences satisfaisant. Néanmoins, le nombre de formations professionnelles dispensées aujourd’hui est insuffisant pour répondre au besoin réel des collaborateurs en compétences nouvelles. Il est urgent d’agir pour faire évoluer cette situation.

 

La durée de vie moyenne des compétences n’est aujourd’hui que de 5 ans. Il paraît donc critique pour les entreprises de dégager les fonds nécessaires à l’acquisition de compétences pertinentes sur le long terme. Objectif : prioriser la montée en compétences des employés, en favorisant dans la mesure du possible les collaborateurs occupant des postes où le risque d’automatisation est élevé.

 

 

À lire aussi : Formation face à l’automatisation des compétences

Vous souhaitez en savoir plus sur l’évolution des métiers au sein de votre organisation

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Crédits illustration : https://www.istockphoto.com/fr/portfolio/unitonevector