17.02.2022

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Taxonomie et ontologie : points communs et différences

Les termes de taxonomie et d’ontologie font progressivement leur apparition dans l’univers des RH. Initialement utilisées dans le domaine scientifique, ces notions sont parfois encore floues pour les acteurs des ressources humaines. À quoi font-elles référence concrètement ? Qu’ont-elles en commun ? Et quelles caractéristiques les distinguent ? Zoom sur les points communs et les différences entre taxonomie et ontologie.

 

 

Taxonomie : définition

 

Le concept de taxonomie est issu de deux termes grecs : “taxis”, le classement, l’ordre, et “nomos”, la loi, la règle. Il désigne un système permettant de classer des objets en catégories.

 

Généralement, les taxonomies catégorisent les objets selon des relations hiérarchiques « parents-enfants ». Les objets regroupés dans la ou les catégories « enfants » ont les mêmes caractéristiques que les objets de la catégorie « parent » mais sont plus spécifiques.

 

Dans l’univers des RH, le recours à la taxonomie est particulièrement pertinent pour la réalisation de référentiels et de cartographies de métiers et de compétences. Ce système de catégorisation « parent-enfant » permet ainsi d’organiser les métiers et les compétences en familles et sous-familles thématiques.

 

Par exemple, le métier de « commercial » fait partie de la sous-famille des « représentants commerciaux » qui fait partie de la famille « vente ». De la même façon, la compétence « communication écrite » fait partie de la sous-famille « communiquer par écrit ou oralement » qui appartient à la famille « langue, traitement de texte et communication ».

 

Cette approche permet ainsi d’obtenir une vue d’ensemble structurée des ressources au sein d’une organisation.

→ Bon à savoir

Chez Boostrs, la taxonomie des compétences s’illustre en 3 niveaux : compétences, « méta compétences » et « super compétences ». Les « méta compétences » sont des catégories de compétences ayant un thème de commun. Ces « méta compétences » sont regroupées sous des « super compétences », correspondant au niveau supérieur des catégories de compétences. Dans notre exemple, « langue, traitement de texte et communication » est la « super compétence » qui inclut la « méta compétence » « communiquer par écrit ou oralement », contenant elle-même la compétence « communication écrite ».

 

À lire aussi : Cartographie des compétences : bientôt indispensable ?

 

 

Ontologie : définition

 

Le concept d’ontologie fait référence à la modélisation d’un domaine au travers d’un ensemble d’objets et de relations. Dans le domaine des RH, l’ontologie qui permet de représenter et de mettre en relations les notions clés liées aux différents enjeux de la fonction est l’ontologie métiers et compétences.

 

Cette ontologie permet en effet de décrire des objets RH tels que les métiers, les compétences, les formations ou encore les profils des candidats, et de les relier entre eux. En s’appuyant sur un langage commun, les compétences, elle permet ainsi de mettre en relation des objets RH semblant a priori appartenir à des univers distincts.

 

Par exemple, l’ontologie métiers et compétences permet d’associer le contenu d’une offre d’emploi et d’un CV, ou encore la liste des compétences associées à un métier et les formations pouvant y être reliées.

À lire aussi : Ontologie métiers et compétences : quels enjeux ?

 

 

L’ontologie pousse la taxonomie un peu plus loin

 

Si l’ontologie et la taxonomie permettent toutes deux de décrire des concepts, la principale différence entre les deux approches est que l’ontologie permet de connecter entre eux ces différents concepts, tandis que la taxonomie se limite aux contours de chaque concept, qu’elle détaille à l’aide de catégories et de sous-catégories. Concrètement, dans l’univers des ressources humaines, l’ontologie offre, par exemple, la possibilité de faire correspondre des CV avec des offres d’emploi, et la taxonomie de classer des métiers en catégories et en sous-catégories de métiers.

 

L’ontologie est plus sophistiquée et plus complexe que la taxonomie. Selon l’application concernée, elle permet de placer chaque concept au centre des préoccupations. Il est ainsi possible, au sein d’une même ontologie métiers et compétences, de considérer les métiers à travers les compétences qu’ils requièrent pour un besoin A, et de s’intéresser aux formations via les compétences qu’elles permettent d’acquérir pour un besoin B.

 

Toutefois, il est important de noter que les ontologies s’appuient généralement sur les taxonomies. Il ne faut donc pas sous-estimer la valeur ajoutée de ces dernières car la qualité des résultats obtenus par la démarche ontologique découle directement de la qualité des données et de la taxonomie sur laquelle elle s’appuie. Une ontologie de qualité va de pair avec des données et une taxonomie de qualité.

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